Le RPO, ou point de reprise cible, désigne la quantité maximale de données qu'une entreprise accepte de perdre en cas d'incident, exprimée en durée : une heure de RPO signifie qu'au pire, on retrouvera les données telles qu'elles étaient une heure avant l'arrêt du système. C'est le second pilier, avec le RTO, de toute réflexion sérieuse sur la reprise après incident.
Un indicateur qui dépend de la fréquence de sauvegarde
Le RPO est directement lié à la fréquence des sauvegardes : si les données sont sauvegardées une fois par nuit, le RPO ne peut pas être inférieur à vingt-quatre heures, puisque tout ce qui a été saisi depuis la dernière sauvegarde est potentiellement perdu en cas de panne survenant en journée. Pour réduire le RPO, il faut multiplier les points de sauvegarde, par exemple via une sauvegarde incrémentale plusieurs fois par jour, ou recourir à une réplication continue pour les systèmes les plus critiques.
Ce que perdre une journée de données signifie réellement
Pour une TPE-PME, le RPO n'est pas un concept abstrait : c'est la différence entre ressaisir quelques factures et reconstituer une journée entière de commandes, de rendez-vous ou d'échanges clients. Un cabinet ou un commerce qui n'a jamais formalisé son RPO découvre souvent, au moment d'un incident, qu'il perd bien plus que ce qu'il aurait toléré. Fixer ce seuil à l'avance permet de dimensionner correctement la fréquence des sauvegardes plutôt que de la choisir par défaut.
Aligner le RPO sur la réalité de l'activité
Un bon RPO n'est pas nécessairement le plus court possible : c'est celui qui correspond au volume de données que l'entreprise peut réellement se permettre de resaisir sans mettre en péril son fonctionnement. Il doit aussi rester cohérent avec la règle 3-2-1 et avec les moyens réels de l'entreprise. Cette réflexion s'inscrit dans une démarche plus large de cybersécurité et de sauvegarde. Chez ELS Conseil, nous aidons les entreprises des Alpilles et d'Avignon à définir un RPO réaliste, puis à mettre en place la fréquence de sauvegarde qui permet de le respecter.
RTO et RPO forment un couple indissociable : l'un fixe le temps d'arrêt tolérable, l'autre la donnée tolérable à perdre. Les négliger revient à naviguer sans savoir jusqu'où on peut aller.
Parlons de votre projet
Un conseil, un devis, une question ? Nous sommes à Saint-Rémy-de-Provence.
Demander un diagnostic